Par Stéphane Boutin

La Guadeloupe, Beauce

13 mai 2022



Ha ! Ha ! Non, elles ne viennent pas d'extraterrestres en provenance de Vénus. L'adjectif "vénérienne" cible les maladies transmissibles sexuellement et son étymologie latine ("venus") prend sa source dans le nom propre Vénus,  la déesse romaine de l'amour.


L'amour et la sexualité ont été malheureusement englobés dans une seule réalité, la réalité génitale et les actes de copulation qui lui corresponde. L'amour ne donne pas de maladies vénériennes ni ne se résume à du sexe.


La sexualité est une dimension essentielle de la vie humaine qui ne nécessite pas l'amour mais plutôt la satisfaction atteinte soit par la jouissance, soit par la tendresse, mieux: les deux. Ainsi, pour la réflexion santé de cette semaine, je ne souscrirai pas à l'idée que "faire l'amour" c'est juste du sexe. Plutôt, je vais vous entretenir sur la sexualité et ce qu'elle peut permettre de contracter en termes allopathiques de "maladies".


SEXUALITÉ ET MALADIES


La sexualité permet autant l'auto satisfaction (ex. la masturbation) que la satisfaction mutuelle (i.e. un rapport sexuel consenti).  La fenêtre des possibilités pour contracter une maladie vénérienne n'est pas si grande dès lors que nous adoptons un code moral et une conduite sexuelle adéquate aux valeurs tels que le respect, l'estime de soi et la prudence.


La prudence, une des quatre vertus cardinales remontant à l'Antiquité, mérite selon moi de retrouver ses lettres de noblesse. Notamment en matière de conduite sexuelle. Ainsi, est-il prudent de consentir à multiplier les partenaires ?


Est-il prudent de définir sa sexualité aux rapports sexuels inclusifs d'une multitude de facteurs comme, par exemple, "elle était si belle !" ou "j'avais bu pas mal et on s'est laissé aller !" ?


Encore, est-il prudent de suivre les mondanités alors que notre coeur nous appelle à vivre sa sexualité par des exercices et des pratiques privées et exclusives ? Notre coeur se partage avec l'élu(e), non avec celui qui comblera une déficience émotionnelle non réglée.


L'absence de prudence vous expose à multiplier les partenaires et augmenter les possibilités de contracter une voire des maladies vénériennes. C'est important de se le rappeler. Avec condom ou pas, même sans sexe oral.


LES PLUS COURANTES


"Parmi les principales maladies sexuellement transmissibles on retrouve : la blennoragie, la chlamydia, les condylomes, l'hépatite B, l'herpès génital, le sida, la syphilis ou encore le trichomonas.


À côté de ces maladies, d'autres infections peuvent aussi affecter la sphère génitale:

- L'infection au cytomégalovirus (CMV) est presque toujours silencieuse mais chez le patient atteint de sida, elle est grave;

- Les infections à mycoplasmes provoquent leucorrhées et signes urinaires;

- Le chancre mou, dû au bacille de Ducrey, était fréquent dans les pays tropicaux mais s'observe aujourd'hui dans les régions tempérées. La lésion génitale est d'abord une papule qui devient pustule puis ulcération. L'ulcération typique est un chancre à bords nets avec liseré rouge sur base molle. Elle est douloureuse à la palpation et siège chez l'homme dans le sillon balano-préputial et sur le fourreau, chez la femme sur les grandes lèvres, les petites lèvres, le périnée. Le bubon, présent dans la moitié des cas, est formé d'adénopathies inguinales, unilatérales, douloureuses avec péri-adénite. Il a tendance à se ramollir et à se fistuliser;

- La gale peut se transmettre par voie sexuelle ainsi que les poux du pubis"(1).


CHOIX DES PARTENAIRES ET SEXUALITÉ DURABLE ET RESPONSABLE


Je suis de ceux qui pensent que la sexualité, comme pour la nature et la vie, doit être préservée. Préserver en vue de sa durabilité (100 ans et +) et d'être responsable de ses choix.


Pouvons-nous nous assujettir à nos caprices ? Pire, à nos vices ? C'est déconseiller bien sûr. Nous sommes assujettis à l'estime  que nous nous portons et notre corps a des besoins à combler, sauf exception. La sexualité durable et responsable se vit dans un cadre moral.


Répondre à ses besoins sexuels passe d'abord par l'estime de soi: jusqu'où êtes-vous prêt(e)s à aller pour combler votre besoin sexuel ?


Choisissez-vous plusieurs partenaires sexuels pour les combler ? N'est-ce pas plutôt un "vice caché" que vous appelez "libertinage" à défaut de mettre fin à la consommation des autres selon vos vices ?


C'est important de limiter les possibilités de maladies vénériennes. Et ça passe, règle générale, par l'exclusivité d'un partenaire avec qui la réciprocité de la confiance prévaut.


FOCUS GYM 5.0: ATTIREZ UN PARTENAIRE QUI VOUS RESSEMBLE


Comme coach, je vous encouragerai à prendre vos relations humaines avec sérieux. Nous attirons les gens qui nous ressemble en principe. Il peut en être ainsi pour un partenaire sexuel; c'est à vous d'apprendre à vous connaître et de savoir exactement ce que vous recherchez comme partenaire.


Le programme peut vous aider à vous rendre plus attirant en toute sincérité. Il s'agit de plus qu'une question physique ou d'âge. Ce que vous dégagez doit être exactement ce que vous êtes. Et je peux vous aider à vous retrouver pendant 52 semaines.


(1) https://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_450_mst.htm